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Beiteddine Lebanon

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Aperçu historique Construit par l’émir Béchir II Chéhab, qui a gouverné le Mont-Liban durant près d’un demi-siècle, le palais de Beiteddine est perché sur un promontoire rocheux dominant une vallée profonde au cœur de la montagne du Chouf. Il constitue l’exemple type de l’architecture libanaise du 19ème siècle. Depuis le Moyen-Age, les diverses régions du Liban étaient autant de fiefs gouvernés par des émirs ou des cheikhs. Au début du 17ème siècle, l’émir Fakhreddine II, membre influent de la famille Maan, réussissait à dominer les autres familles féodales en étendant son pouvoir, avant de contrôler la quasi-totalité du territoire constituant le Liban actuel. Après la disparition de la dynastie des Maan, vers la fin du 17ème siècle, le territoire passa aux mains des Chéhab, leurs parents et successeurs. Ce palais fut donc conçu par l'émir Béchir II Chéhab, qui décida de quitter Deir el-Kamar pour le faire construire à Beiteddine, la maison de la Foi, un ermitage druze qui fait aujourd’hui partie du palais. Le bâtiment fit office de résidence de l'émir et de son gouvernement jusqu'en 1840, date de son exil. Après que les Ottomans eurent décrété la suppression de l'émirat en 1842, le palais devint par la suite le siège des gouverneurs ottomans puis des Moutassarrifs du Mont-Liban, qui l'occupèrent entre 1860 et 1915. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les autorités du Mandat français y logèrent certains de leurs services administratifs. A partir de 1926, le palais fut soumis à de vastes travaux de restauration, destinés à lui rendre son ancienne splendeur. En 1943, il devint la résidence d'été du Président de la République libanaise, et le premier chef de l’État à l'avoir occupé fut Béchara el-Khoury, qui y ramena les cendres de l'émir Béchir décédé à Istanbul en 1850. Beiteddine, avec ses palais, ses musées, ses galeries, ses balcons, ses salles de réception et ses magnifiques jardins, est de nos jours un splendide prototype de l’architecture libanaise et l’un des sites touristiques les plus visités du Liban. Visite guidée du palais L’édifice se divise en trois parties distinctes : 1- La première partie est connue sous le nom de Dar el-Barraniyyeh ou appartements publics. A l’approche du palais, se trouve une porte monumentale ornée de lions, emblème de la dynastie des Chéhab. Elle donne accès à un long corridor voûté qui mène au Midâne. • Al Midâne : cour rectangulaire de 107 x 45 mètres, ouverte au Sud-Ouest sur la vallée. C'était le point de rencontre des cavaliers, des courtisans et des visiteurs et c’est là où se déroulaient les grandes festivités. C'était également de là que l'émir partait solennellement à la chasse ou à la guerre. • Le musée Kamal Joumblatt : le bâtiment de l’entrée abritait un musée qui n’est autre que celui du chef druze Kamal Joumblatt. Inauguré le 1er mai 1991, il expose des photographies, manuscrits et documents relatifs à l'histoire du seigneur druze, ancien député et ancien ministre. • La Madafa : le long du côté du Midâne se trouve un bâtiment où étaient logés les hôtes de passage. Son rez-de-chaussée servait d'écuries et l'étage était occupé par des salles et des chambres s'ouvrant par un portique sur le Midâne. Il était en effet d’usage au Liban de recevoir les voyageurs pour une durée de trois jours et de leur offrir l’hospitalité sans même les interroger sur leur identité. • Le Musée archéologique et ethnographique Rachid Karamé : avant la guerre du Liban, ce bâtiment était un important musée de l’époque féodale, mais il a été transformé par la suite en musée archéologique et ethnographique à la mémoire de l’ancien Premier ministre Rachid Karamé. A l’intérieur, des salles successives où sont exposés des instruments de musique, de l’argenterie, des sarcophages romains en plomb, des poteries glaçurées islamiques et des bijoux en or. Dans la première salle, on peut voir une maquette du palais permettant au visiteur de se faire une idée d'ensemble des dimensions et de l'organisation du bâtiment. En revanche, d’autres salles sont réservées à un ensemble de costumes libanais traditionnels, ainsi qu'à une collection d'armes anciennes et modernes. 2- La deuxième partie du palais est connue sous le nom de Dar el-Wousta, ou partie centrale. Cette aile domine l’extrémité ouest du Midâne où se dresse un buste de Kamal Joumblatt. On y accède par un escalier monumental à deux volets. A partir du portail d’entrée, un corridor donne à droite sur les appartements des cheikhs Hamadé, qui étaient en charge de la garde du palais, et à gauche sur les bureaux ministériels. Cet escalier mène également à une élégante cour où les jets d'eau du bassin central accentuent la grâce des arcades qui en bordent les trois côtés. Quant au quatrième côté, il s’ouvre sur la vallée. Les salles entourant cette cour, dont deux angles sont occupés par des balcons en boiseries, sont richement décorées de mosaïques et de marqueteries de l'époque, ainsi que de panneaux de calligraphie arabe. Elle sont occupées du côté nord-est par les bureaux des scribes et des secrétaires, et sont connues sous le nom de Dar al-Kataba. L’une des salles porte le nom d’un ministre de l’émir, Boutros Karamé, qui y recevait les doléances des sujets. 3- La troisième partie est connue sous le nom de Dar el-Harim, ou appartements privés. Cette aile se compose de la façade, du harem supérieur, d’un hall de réception, du harem inférieur, des cuisines et des bains. • Le harem supérieur : il est situé à droite de l’entrée monumentale, avec une chambre ayant abrité, dit-on, le poète français Lamartine et une autre salle importante connue sous le nom de Mahkamat, ou tribunal. • La salle à la colonne : appelée ainsi parce que la voûte de son hall de réception est supportée par un seul pilier. Elle servait de lieu d'attente pour les visiteurs de l’émir. • Salamlik ou hall de réception : salle principale où l'émir recevait les dignitaires du palais et les visiteurs de marque. Elle est construite sur deux niveaux et comporte une décoration unique de sculptures, de mosaïques de marbres polychromes et de plaques ornées de maximes calligraphiées. • La cour à ciel ouvert : le corridor mène directement au harem inférieur comprenant les appartements privés de l’émir et de sa famille. Ceux-ci sont disposés autour d’une cour à ciel ouvert, où l’on s’asseyait pour profiter de la fraîcheur. • Les cuisines : l’angle compris entre les deux harems est occupé par les cuisines où l'on préparait chaque jour de quoi nourrir les quelque 500 personnes qui formaient le personnel du Palais. • Les hammams ou bains : ils sont situés à l’extrémité nord du harem supérieur et des cuisines attenantes. Les Arabes ont adopté le même système que les thermes romains et leur ont donné le nom de hammam. Le hammam se divise en 3 parties distinctes : - La partie froide ou frigidarium. C'est une zone non chauffée servant de vestiaire et de salle de repos et où les baigneurs se reposaient et parlaient politique, littérature ou discutaient de faits divers. - La partie tiède ou tepidarium. Elle servait aux massages et constituait l'intermédiaire nécessaire entre la salle froide et la salle chaude, autant dans le sens de l'entrée que dans celui de la sortie. - La partie chaude ou le caldarium. Comme son nom l’indique, c’était la partie chauffée du hammam. Les bains donnent également sur un jardin au fond duquel se trouve un mausolée, surmonté d’une coupole abritant la tombe de Sitt Chams, qui était la première épouse de l’émir. C'est d'ailleurs dans cette même tombe que furent placées les cendres de l'émir quand elles furent ramenées d'Istanbul en 1947. • Les écuries et le Musée des mosaïques : Dar el-Wousta et Dar el-Harim sont construites au-dessus de belles salles voûtées, qui servaient auparavant d’écuries aux 600 cavaliers et chevaux de l’émir et à ses 500 fantassins. Restaurées, ces grandes salles désormais consacrées aux beaux-arts, contiennent aujourd’hui l’une des plus belles collections de mosaïques byzantines du Liban. Après la découverte d'une église byzantine sur le site archéologique du village de Jiyeh, au sud de Beyrouth, les mosaïques ont été transportées au palais de Beiteddine. • La khalwa : juste à côté du musée des mosaïques, se trouve une khalwa, grande salle de réunion des religieux druzes, qui existait bien avant la construction du palais. Elle est aujourd’hui restaurée et ouverte au public. • Le palais de l’émir Amine : chacun des trois fils de l’émir Béchir, Kassem, Khalil et Amine, s’est fait construire un palais. Celui de l’émir Kassem, en ruine, se trouve sur une colline face au Grand Palais. Celui de l’émir Khalil fait aujourd’hui office de Sérail de Beiteddine, siège de l’administration locale. Enfin, celui de l’émir Amine a été restauré et transformé en hôtel de grand luxe. Le Festival de Beiteddine Le Festival international de Beiteddine se déroule chaque année durant les mois de juillet, août et septembre dans le palais des émirs régnants, face aux appartements d’été du chef de l’Etat Libanais. Ses spectacles sont régulièrement enrichis de vedettes internationales et libanaises, de la musique et du théâtre. Avant d’assister à ces spectacles, les visiteurs peuvent faire un tour dans les musées Kamal Joumblat, Rachid Karamé et celui des mosaïques. he Beiteddine palace, which was built on a rocky headland towering above a deep valley at the heart of Chouf by Emir Bechir El Chehab II, who ruled Mount-Lebanon for more than half a century, constitutes Lebanon's best example of early 19th century Lebanese architecture. In the Middle Ages, Lebanon was divided up into fiefs governed by emirs or sheikhs. In the early 17th century, Emir Fakhr Ed-Dine II, who was one of Ma'an family, succeeded in dominating other feudal families and in extending his power and eventually ruling almost the area corresponding to present-day Lebanon. When the Ma'an dynasty died out at the end of the 17th century- Emir Fakhr Ed-Dine was the most famous among them- the land was inherited by the Emirs and successors of the Chehab family. This palace was constructed by Emir Bechir Chehab II who decided to leave Deir El- Qamar in order to construct his own palace in Beiteddine, (House of Faith), a Druze heritage which today is part of the palace. The palace remained the Emir's residence until he was forced to exile in 1840. After the Ottomans suppressed the Emirate in 1842, the palace was used by the Ottomans governors and then by Mount-Lebanon Mutassarifs from 1860 until 1915. Later, following World War I, the French Mandate used it for administrative purposes.

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created on

04 / 03 / 2015

created by

Beiteddine City

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Landmarks

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- Lebanon